• Entretien de M. et Y. Dray - '' Karine après la vie ''

    Entretien de Maryvonne et Yvon Dray,

    pour leur livre '' Karine après la vie ''

     

     

    Qui n’a pas entendu parler du livre ''Karine après la vie'', co-écrit par le romancier Didier Van Cauwelaert, Maryvonne et Yvon Dray ?

    Cet ouvrage publié en 2002, relate une histoire vraie, rédigée entre « terre et ciel ». Il a marqué à tout jamais des milliers de lecteurs. Ce récit bouleversant retrace l’histoire d’une jeune fille - Karine Dray- qui, alors qu’elle n’a que 21 ans, voit sa vie s’arrêter brutalement sur une route mexicaine, à cause d’un dramatique accident de voiture.

    En quelques secondes, ses parents, brisés par une douleur innommable, se sont retrouvés à terre, le cœur déchiré, amputé. Puis Karine, « de l’autre monde », a commencé à délivrer ses messages à qui voulait et pouvait l’entendre. Ceux-ci sont parvenus rapidement à ses parents adorés. Le lien s’est retissé, dans le doute, l’espoir, puis au fil du temps, dans la confiance, la certitude et une joie infinie.

     

    entretien de M. et Y. Dray - '' Karine après la vie ''

     

    Quinze ans après, Maryvonne et Yvon Dray, ses parents, témoignent toujours avec autant d’amour et de passion, de leur expérience intime et universelle, et plus généralement de la survie de l’âme après « la mort ».

    Réputés pour être devenus les pionniers de la Transcommunication Instrumentale (TCI) en Amérique Latine, ils ont aidé des milliers de personnes dans la peine, à reprendre espoir et à entrer en contact avec leurs défunts, partis de « l’autre côté du voile ».

    Qu’ils soient au Mexique, en France ou dans les nombreux pays où ils ont l’habitude de se rendre, pour parler, témoigner, transmettre, et partager, Maryvonne et Yvon Dray sont debouts, tout à fait sereins et ils propagent cette élégance morale qui impose le respect. C’est avec un immense plaisir que besoindesavoir.com a pu s’entretenir avec ces parents courageux, qui, à l’image de leur fille Karine, sont si scintillants de vie.

     

    entretien de M. et Y. Dray - '' Karine après la vie ''

    entretien de M. et Y. Dray - '' Karine après la vie ''

    Le témoignage de Maryvonne et Yvon Dray fut présenté en 2002par l'auteur Didier Van Cauwelaert dans le livre '' Karine aprés la Vie '' publié en 2002 aux éditions Albin Michel.


    Avant le départ de votre fille en 1995, étiez-vous ouverts à la question de l’Au-delà ?

    Yvon Dray : Non pas du tout. Le spirituel n’avait pas sa place chez nous. Nous sommes de confession israélite, mais nous ne sommes pas très pratiquants. Mon père avait des idées communistes, autant dire que nous ne parlions pas de religion à la maison pendant mon enfance (sourires) !

    J’ai fait la guerre d’Algérie, j’ai eu l’occasion de voir des hommes tomber, mais je n’ai jamais eu de véritable réflexion sur la mort.

    Nous n’étions pas matérialistes pour autant, mais tout ceci nous était étranger. Nous n’avions par exemple lu aucun livre sur le sujet de la vie après la mort, avant le décès de Karine.

    Maryvonne Dray : Pour ma part, il m’arrivait, avec notre fille Karine, d’aborder les thèmes de la mort et de la vie, mais c’était une curiosité comme une autre.

     

    Dans votre livre, vous racontez la séparation, la déchirure, et les retrouvailles entre « terre et ciel », par le biais des clins d’œil de votre fille, puis de ses messages transmis par le biais de la TCI. Quand et comment, avez-vous compris que votre fille était réellement à l’origine de toutes ces manifestations ?

    Yvon Dray : Lorsque Karine est décédée, nous étions isolés au Mexique. À l’époque, je travaillais comme Directeur des formations chez Alcatel, et nous résidions au Mexique.

    Son départ brutal nous est tombé sur la tête. Karine était notre fille unique. Nous étions en grande souffrance, à tel point que nous voulions, mon épouse et moi, arrêter de vivre.

    Je précise qu’au Mexique, les gens sont très spirituels, la mort n’est qu’une étape de la vie, c’est dans leur culture, contrairement à la France où nous sommes très cartésiens. Cette remarque pour expliquer ce qui va suivre.

    Le premier signe de Karine, a été très rapide, mais nous pouvons aujourd’hui en témoigner, avec le recul. Notre maison était au nom de notre fille car Karine était née au Mexique.

    Un jour, notre notaire mexicain nous convoque pour procéder à la succession. Il était dans un état très étrange ! Avec Maryvonne, nous pensions qu’il avait trop bu…. En fait, ce monsieur était notaire, mais aussi médium et il était en transe. Il nous a lancé : « Karine va très bien ».

    Évidemment, sur le moment, nous ne l’avons pas cru, et il nous a donné un livre sur le thème de l’au-delà que nous avons mis de côté à l’époque, tant nous étions noués par la douleur.

    Après, nous avons eu d’autres manifestations dont nous parlerons plus loin, nous étions sur le chemin de l’interrogation et de l’acceptation.

    Maryvonne Dray : Pour ma part, j’ai très vite ressenti la présence de ma fille au milieu de la poitrine. C’était très étrange, Karine était en moi et elle me parlait, cela a duré un certain temps. Je savais que c’était elle, même, si cela semblait fou.

    Un autre jour, un papillon magnifique s’est posé sur un de mes doigts et j’ai entendu la voix de Karine, me disant « C’est moi » !

    Et puis d’une manière générale, durant les semaines qui ont suivi son départ, à la maison, il y avait toutes sortes de manifestations : les ampoules s’allumaient et s’éteignaient, des « éclats lumineux de couleur orange » volaient devant nous… Mon mari et moi, nous avons observé les mêmes phénomènes ensemble, nous ne pouvions pas inventer tout cela….

    Un mois et demi après, nous sommes rentrés en France et nous sommes allés acheter un livre « La Mort est un nouveau soleil » d’Elisabeth Kübler-Ross, l’une des pionnières de la recherche moderne sur la vie après la mort.

    Sa lecture nous a réconfortés : oui, Karine se manifestait auprès de nous, elle était bien vivante.

    Yvon Dray : Dès lors, nous avons lu près de 500 livres. Nous sommes passés par les références comme le Père Brune et Monique Simonet qui sont devenus des amis très chers et d’autres chercheurs plus anonymes. Tous les témoignages se recoupaient. Nous étions ébahis.

    Vous savez, nous avions encore des doutes même si nous traversions des phases d’espoir qui nous portaient littéralement. Après chaque lecture, curieusement, nous avions une manifestation de notre fille…

    Il faut préciser, et nous le savons maintenant, que nos êtres chers qui sont de l’autre côté du voile, ont l’art de nous prouver les choses, quand il le faut…Ils argumentent avec les mêmes habitudes, les mêmes traits de caractères, qu’ils avaient lors de leur vie sur terre.

     

    Dès ses premiers messages, que voulait vous transmettre Karine ? Ces derniers ont-ils changé de nature, de sens, avec les années ?

    Yvon Dray : Suite à l’accumulation de tous ces phénomènes, nous nous sommes intéressés à l’écriture automatique. Nous avons acheté un ouvrage qui donnait la marche à suivre.

    Mon épouse a commencé à expérimenter le procédé, car elle est beaucoup plus posée et calme que moi. Et cela a fonctionné, mais il a fallu beaucoup de temps, de patience, de discernement pour avoir de bons résultats.

    Un jour, Karine lui a fait écrire une phrase à l’envers, que nous avons remise dans le bon sens grâce un miroir ! C’était un magnifique message: « Amour, nous vous aimons, vous êtes sur le bon chemin»

    Maryvonne Dray : Dans ses premiers messages, notre fille nous décrivait l’au-delà et la manière dont s’est déroulé son passage vers l’autre rive. C’était troublant, car nous avons retrouvé par la suite les mêmes descriptions détaillées dans les livres que nous avons dévorés.

    L’écriture s’est faite, par la suite, « intuitive » je dirais, puis nous nous sommes intéressés à la TCI, car l’écriture automatique demandait beaucoup de temps. Nous voulions aller plus loin.

    Dans le livre de Sarah W. Estep, qui est une des pionnières mondiales de la TCI, j’ai trouvé et suivi la méthode qu’elle employait à l’aide d’un magnétophone pour contacter des êtres chers dans l’autre dimension. Il m’a fallu deux mois et demi pour « capter » le premier message de Karine.

    Maintenant, Karine, qui nous donne toujours des messages, cherche à nous tranquilliser. Elle répond, en quelque sorte, à nos préoccupations quotidiennes.

    Par exemple, nous sommes en train de vendre notre maison en Touraine et elle vient de nous dire : « Vous regretterez cette maison »… sans pour autant nous dire qu’il ne faudrait pas la vendre…

    Yvon Dray : Oui, et elle nous aide comme toutes celles et tous ceux qui sont dans l’au-delà, elle nous guide. Un fait récent traduit sa présence.

    Ce début janvier aurait pu être dramatique pour nous deux. Un soir, nous sentions une odeur de brûlé dans notre maison, mais nous n’avons rien trouvé d’anormal. Le matin, je me lève très tôt, comme un automate, je m’habille, je pars sortir la voiture du garage alors que les températures dehors étaient négatives, et là, stupeur, je vois le compteur électrique installé au fond du garage, en proie à des flammes.

    De suite, j’ai éteint ce début d’incendie, qui aurait pu réduire notre maison en cendres… J’ai agi vraiment comme si on me poussait à faire des choses. Je ne raisonnais pas. Je pense que Karine nous a sauvés d’un mauvais scénario….

    Maryvonne Dray : Suite à la publication du livre ''Karine après la vie'', qui a connu un grand succès, grâce notamment à la participation de l’écrivain Didier Van Cauwelaert, qui en vivant quelques jours à nos côtés, a été témoin, de cette communication avec notre fille. Des dizaines de personnes nous disent qu’elles ont eu des contacts avec Karine.

    Une journaliste très connue, grand reporter, nous raconte qu’elle a une relation directe avec Karine. Notre fille a pour mission d’aider les gens de là où elle se trouve.

    Il arrive souvent, qu’elle nous conduise sur le chemin de personnes endeuillées, en souffrance, afin que nous remplissions au mieux notre tâche.

     

    Extrait : '' L'histoire vraie que vous allez lire est la plus étrange qui puisse arriver à un romancier, comme si la réalité avait décidé de l'inviter dans ce que d'habitude il invente.

    Karine a vingt et un ans. C'est une jeune fille d'aujourd'hui qui vient d'obtenir son diplôme de commerce et s'apprête à partir en vacances avant d'entrer dans la vie active. Un accident de voiture en décide autrement. Ses parents, qui pensent que tout s'arrête après la mort physique, sont brisés par le drame. Jusqu'au jour où ils commencent à recevoir des messages...

    Du magnétophone à l'ordinateur, de l'écriture automatique à la matérialisation de son image devant des dizaines de témoins, Karine Dray semble utiliser tous les moyens à sa portée pour continuer de faire entendre sa voix, avec l'énergie, le rire et les impatiences qui émanaient d'elle sur terre. Mais quel but poursuit-elle ? Dans quel voyage veut-elle entraîner les vivants ? Et pourquoi a-t-elle lié avec moi une amitié posthume ?

    Cette histoire ne prétend rien prouver. Mais, qu'on soit ou non sceptique comme je l'étais, elle invite à s'interroger de manière très troublante sur la survie de l'esprit, la puissance des hallucinations collectives, ou l'incroyable pouvoir du cerveau humain qui serait capable de créer à distance, par la force de l'amour, des sons, des images et de la matière.'' Didier van Cauwelaert


    entretien de M. et Y. Dray - '' Karine après la vie ''

    Atelier d’initiation à la TCI par ordinateur de Maryvonne et Yvon Dray, des parents débordants de vie.


    Vous avez créé en 1997, l’association « Karine après la vie ». Quelles sont vos actions ?

    Yvon Dray : Nous avons découvert la TCI quelques mois après le départ de Karine et nous voulions faire connaître ce moyen de communication merveilleux, à celles et ceux qui nous le demandaient. Nous avons ainsi créé notre association au Mexique. Au départ, nous comptions un millier de membres.

    Puis l’association a été connue dans l’Amérique latine, aux États-Unis et dans les pays francophones. En parallèle, nous avons édité une revue durant plusieurs années, par nos propres moyens.

    Nous avons présenté des conférences dans de nombreux pays. Partout où je me déplaçais pour mon travail, nous mettions en place des conférences, nous répondions à des interviews télévision et radio (près de 250 ont été données).

    Nous sommes passionnés par ce thème de la survie de l’âme car cette réalité change la vision de la vie. C’est la base de tout.

    Notre association a donc vocation, depuis le début, de venir en aide aux personnes endeuillées, qui nous le demandent.

    Nous développons aussi la recherche sur la TCI en partenariat avec des scientifiques patentés.

    Nous proposons aussi des congrès, deux d’entre eux ont attiré plus de 2000 personnes- avec des experts de renom comme le Père Brune et bien d’autres personnes qui ont consacré leur vie à la question de l’au-delà, et à la communication avec les défunts.

     

    La TCI par ordinateur

    Yvon Dray : On dit de nous que nous sommes« des experts de la TCI », cela nous fait sourire car nous n’aimons pas les titres ronflants ! Nous ne sommes que des témoins qui expérimentons ce que d’autres bien avant nous ont découvert…

    Par contre, je peux affirmer, sans aucune prétention, que nous sommes parmi les premiers à pratiquer la TCI 100% par ordinateur, une technique facile et rapide, que nous avons appris en Belgique, via un nouveau logiciel d’enregistrement. C’est très confortable, ceci remplace le vieux magnétophone et le son imparfait…

    Nous transmettons notre savoir-faire à travers des ateliers. Ces initiations s’effectuent sur une journée, par groupe de cinq. Tout le monde peut le faire mais il faut avoir en mains la bonne technique, d’où notre quête d’enseignement.

    Nous transmettons ce savoir-faire et savoir-être afin que ceux qui le désirent soient autonomes et ne dépendent pas toujours d’une tierce personne, pour communiquer avec l’autre monde qui n’est autre qu’un plan vibratoire différent.

     

    Votre livre est une référence sur le thème de la communication avec l’au-delà. Votre fille Karine doit être heureuse d’un tel succès car le message est passé…

    Maryvonne Dray : Nous sommes persuadés que Karine a tout fait pour mettre sur notre chemin, l’écrivain Didier Van Cauwelaert, qui en co-écrivant ce livre, a apporté sa notoriété et son sérieux. Vous savez, Didier est un ange, Karine n’a pas choisi n’importe qui ! (sourires).

    Pour revenir à cet incroyable concours de circonstances, Didier Van Cauwelaert, qui est un homme fasciné par les phénomènes dits paranormaux, assistait un jour à un congrès avec le Père Brune. Ce dernier, qui nous connaissait bien, a parlé de nous et de notre parcours de vie.

    Didier, à l’époque, écrivait le roman « L’Apparition »… Nous nous sommes donc rencontrés au Mexique.

    Cet écrivain, devenu notre ami, a été un témoin direct des messages transmis par notre fille, sous contrôle scientifique. Il a lui-même tissé une relation teintée d’humour avec Karine. Il l’a surnommée « l’amie de l’autre monde ».

    Il a même vu notre fille se matérialiser, lors d’une séance avec le médium mexicain Samuel….Cette expérience a été bouleversant, et son récit en est d’autant plus fort.  Donc oui, ce livre est un accomplissement. Karine nous a poussé, constamment, sur cette voie de l’écriture, avec malice, amour et énergie.

    Suite à la sortie du livre, qui a fait grand bruit, nous avons reçu des milliers de lettres de remerciements, de témoignages. Beaucoup comme nous le disions précédemment, nous ont relaté avoir senti Karine près d’eux, ou avoir vécu des manifestations après la fin du livre.

    Vous savez, au Mexique par exemple, la mort n’existe pas, elle n’est qu’une porte ouverte vers un autre monde. Chez nous, en France, ce n’est pas inscrit dans notre culture. Ce livre, basé sur notre histoire personnelle, intime mais universelle, n’est qu’un rappel d’une réalité partagée par des millions d’êtres humains.

    Pour répondre à votre question, oui Karine est heureuse de ce livre, mais notre tâche n’est pas terminée… Chaque jour qui passe, notre fille nous pousse à poursuivre notre action.

    Quand nous souhaitons nous reposer un peu –ce qui est normal et justifié, nous sommes désormais retraités - Karine s’emploie très souvent à changer notre programme comme par enchantement et elle atteint son but….(rires)

    Du coup, Yvon et moi, poussés par l’amour de notre fille, avons toujours nos batteries remplies d’énergie et un agenda très chargé !


    Entretien recueilli sur le site : besoindesavoir.com - Publié le 10.012011

    « Entretien avec Père François Brune - La vie après la mort existe« Vous avez un message... », le médium Georges Puig témoigne »
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