• Contacts avec l’Au-delà : Le médium Jean-Marie le Gall témoigne

     

    Contacts avec l’Au-delà : Le médium Jean-Marie le Gall témoigne



    Enfant, il voyait et entendait les défunts comme Cole Sear, le petit héros du film Sixième sens.

    Puis ses facultés ont grandi en même temps que lui : lévitation d’objets, torsion de métaux, clairaudience, voyance, écriture automatique, contacts directs avec l’au-delà…

    Installé dans les Landes, où il exerce depuis maintenant 25 ans en tant que médium, mais aussi magnétiseur et naturopathe, Jean-Marie Le Gall est au service de ses semblables, qu’ils soient ici… ou derrière le voile.

    Issu d’une famille de médecins, marqué par le sceau du cartésianisme, Jean-Marie Le Gall a toujours cherché à comprendre la nature de ses facultés. Il s’est soumis à de nombreuses expériences, sous la houlette de grands scientifiques tels que les professeurs Yves Lignon et Jean Dierkens.

    En outre, il a réalisé plusieurs démonstrations sur les plateaux de télévision et il a participé à la série de documentaires Enquêtes Extraordinaires du journaliste Stéphane Allix.

    Jean-Marie Le Gall a choisi de se livrer sans détour, dans le livre Contacts avec l’au-delà, un médium témoigne, publié en 2006, aux éditions Fernand Lanore.

     

    Quand avez-vous perçu les premiers signes de votre médiumnité ?

    Jean-Marie Le Gall : Dès l’âge de 6 ou 7 ans, j’ai été surpris de voir dans ma chambre à coucher (que je partageais avec mon frère), des formes lumineuses, des visages, des corps… Ces entités me parlaient doucement, elles me caressaient les cheveux. J’étais effrayé.

    Résultat ? Je me précipitais souvent dans la chambre de mes parents. Ce phénomène s’est produit durant de nombreuses années. Cela a été très difficile à gérer psychologiquement.

    Quand j’étais à l’école, mon quotidien était là aussi compliqué. Je produisais déjà à l’époque, des phénomènes de télékinésie : Mon bureau gigotait tout seul, il se mettait sur un pied. Mes copains de classe me demandaient, « mais comment fais-tu tes tours de magie ? ». Ma maîtresse, elle, me regardait d’un mauvais œil… Je perturbais la classe.

    À la maison, ce n’était pas mieux ! À table, les verres bougeaient, les couverts se tordaient… J’éprouvais une véritable frayeur face à tous ces faits. Je me suis alors enfermé dans une solitude pesante. Ces phénomènes se sont tassés et régularisés. Puis vers mes 16 ans, cela a été un déclic.

     

    Le spiritisme s’invite à la maison

    Jean-Marie Le Gall : Un soir, un peu par hasard, j’ai assisté à une séance de spiritisme, au sein de ma famille. Nous étions autour de la table tournante, et j’ai senti une présence, qui m’a bouleversé.

    Croyez-moi, j’ai eu la peur de ma vie ! Un message est venu, il m’était destiné : « Jean-Marie médium ! » Puis on m’a donné le prénom « René ». Quelques semaines plus tard, mon oncle René est décédé subitement.

    Je me suis mis à faire des séances de spiritisme, tout seul dans mon coin. Les phénomènes vécus lors de ma petite enfance sont alors réapparus de plus belle : je voyais des visages des défunts se matérialiser, en 3 dimensions.

    Je racontais mes drôles d’expériences à mes parents. Ces derniers, qui étaient déjà troublés par tous les phénomènes constatés à la maison, se sont vraiment inquiétés. Ils m’ont conduit chez un psychiatre. Ce monsieur m’a demandé si j’avais des angoisses. Je lui ai confié ce que je vivais. Il prenait des notes, et il me donnait des anxiolytiques. Il a dit à mes parents que je n’étais ni bipolaire, ni schizophrène. Il pensait que cela pouvait avoir un rapport avec l’adolescence.

    Je n’étais pas atteint d’une pathologie mentale. C’était déjà énorme ! Mais j’ai traversé une période extrêmement difficile, tant d’un point de vue social qu’affectif.

     

    Comment avez-vous compris ce qu’était la médiumnité ?

    Jean-Marie Le Gall : Ma vie a changé, suite à la lecture d’une revue. Un jour, j’ai en effet découvert un magazine qui s’appelait L’autre Monde. J’ai lu avec boulimie tous les articles qui traitaient de parapsychologie, d’ésotérisme, de religion… Ce fut une révélation, une libération. J’étais tellement soulagé de lire ces propos qui entraient en résonance avec mon propre vécu !

    J’ai rencontré le Rédacteur en chef de cette revue, Jean-Paul Bourre qui, à l'époque, écrivait le livre Les enfants extrasensoriels et leurs pouvoirs (éditions Tchou). Il m’a interviewé.

    Les événements se sont ensuite enchaînés. Un article sur mon vécu de jeune médium a donc été publié dans la revue L’autre Monde, et dans l'ouvrage de Jean-Paul Bourre.

    Suite à ces parutions, les médias se sont intéressés à moi. J’ai fait la connaissance de Jacques Pradel, qui est devenu un ami. J’ai participé à son émission Ici L’ombre, sur France Inter. J’ai aussi témoigné de mon expérience sur Radio Monte-Carlo. Dans les années 80, les invitations sur les plateaux de télévision se sont multipliées.

    On me demande souvent pourquoi j’ai accepté de participer à tant d’émissions de télévision et de radios. Je crois honnêtement que cela me rassurait. De plus, cela m’a aidé à comprendre pourquoi je vivais ce genre de choses. Je voulais aussi que l’on me donne le mode d’emploi pour que cela s’arrête… Le médium est par définition hypersensible et hyperémotif.

    Quand un médium rencontre des gens, il ressent leurs douleurs morales et physiques. Il a aussi des flashs soudains. Tout cela pour vous dire que le quotidien est lourd. Les dépenses d’énergie sont énormes. La vie d’un médium est éprouvante.

     

    Comment la communication avec le monde invisible s’est développée ?

    Jean-Marie Le Gall : Vers l’âge de 17 ans, j’ai commencé à être un étudiant du Dharma du Bouddha. J’ai eu l’occasion d’explorer cette philosophie, en effectuant des retraites et des pratiques de méditation. Cela m’a aidé à mieux comprendre et à mieux gérer cette médiumnité, ancrée en moi. Car il faut savoir que jeune adulte, j’ai été soumis à de multiples intrusions de l’au-delà.

    Les manifestations avaient lieu la nuit, comme, lorsque j’étais enfant, mais aussi la journée ! C’était nouveau et surprenant… Les défunts se matérialisaient devant moi, ils me parlaient, mais avec des voix venant de l’extérieur.

    Jean-Marie Le Gall, auteur de ''Contacts avec l'Au-delà, un médium témoigne'' ( F.Lanore - 2006)


    Une connexion directe avec l’Au-delà

    Jean-Marie Le Gall : Puis, mes ressentis ont évolué : j’ai connu des sensations physiques. C’était comme si une main invisible prenait la mienne. Je tombais alors dans un état de demi-sommeil. Ma main commençait à noircir des feuilles de papier avec des traits, des barres, puis avec des messages provenant de personnes décédées… Je percevais donc des messages en écriture automatique.

    À la suite de ces expériences inédites pour moi, j’ai découvert la salle Psyché, à Paris où des médiums organisaient des conférences et des séances publiques de contacts avec les défunts.

    J’ai réalisé que moi aussi, j’étais capable de me connecter avec les défunts, « en direct ». J’ai assisté à ce genre de rendez-vous entre terre et ciel, et là, j’ai vu, que des esprits se matérialisaient autour des personnes en demande de contact avec l’Au-delà.

    J’ai ensuite donné mes premières consultations publiques de contacts avec les défunts. Le bouche-à-oreille m’a fait connaître. J’ai commencé à recevoir chez moi, à Paris, des personnes qui venaient avec les photos de leurs proches disparus. La demande s’est amplifiée. Je tenais cependant à conserver un pied dans la réalité.

    J’ai été étudiant pour devenir laborantin. Mais mon cursus a été compliqué. Produisant des phénomènes de télékinésie (matériel en verre qui éclate, tables qui bougent…), je perturbais une nouvelle fois les cours.

    J’ai ensuite suivi une formation de naturopathe. Chassez le naturel, il revient au galop ! Je me suis également intéressé au magnétisme. Cela a été un autre temps fort de mon parcours. Cela a commencé ainsi : Un jour, une femme m’a demandé si je pouvais faire quelque chose pour elle, car elle n’était pas en forme. J’ai mis instinctivement mes mains au-dessus d’elle (je ne touche jamais les gens) et là, je suis tombé dans un état de transe.

    J’ai vu se matérialiser mon grand-père médecin, défunt. Il y avait aussi des hommes habillés avec des blouses et des gants verts. Ils venaient vers moi, ils mettaient leurs mains sur les miennes. J’avais l’impression qu’on m’enfilait des gants, que l’on me donnait des instruments pour soigner… Le phénomène s’est reproduit à chaque fois. Le bouche à oreilles m’a fait connaître.

    Vous voyez, le monde invisible me permet d’être le messager des défunts, et l’intermédiaire des médecins de l’Au-delà.


    Comment se déroulent aujourd'hui vos consultations en médiumnité ? Que pouvez-vous nous dire sur l’Au-delà ?

    Jean-Marie Le Gall : Lors d’une séance de médiumnité, je demande à mes consultants d’apporter une photo des défunts. Une fois la photo posée sur ma table, je me recueille, je prie, je demande à mon guide spirituel et à mon grand-père, de me donner la force, l’énergie, la confiance, la prudence. Après j’attends.

    En clairaudience, je peux avoir une phrase, un flash. Je peux voir les défunts se matérialiser. Je donne mes consultations en médiumnité à mon cabinet, à Aire-sur-l’Adour, dans les Landes. La consultation est comme suspendue dans le temps. Il arrive que les défunts arrivent avant l’heure du rendez-vous. Parfois, ils restent avec moi, un moment après la consultation…(sourires)

    Toutes les histoires sont uniques. Mais l’intime est universel.

    L’Au-delà ressemble un peu à notre monde. Je n’ai pas une image idyllique du monde invisible, tout le monde n’est pas beau, n’est pas gentil…(sourires). Grâce à mon expérience, je peux néanmoins vous dire que les défunts conservent leur caractère, et les mêmes vices pour certains. Il y a des gens qui semblent perdus. Ils ne savent pas où ils sont.

    Vous savez, je profite de cet entretien pour dire que le spiritisme, que ce soit par le biais des tables tournantes, du OuiJa, de l’écriture automatique, de la Transcommunication Instrumentale (TCI), peut être extrêmement dangereux pour les novices.

    Il existe de bons esprits, comme des mauvais. Donc, il ne faut pas s’amuser à établir des contacts avec l’au-delà, si l’on n’est pas une personne avertie, prudente, et forte.

    Je ne veux pas « étatiser » l’Au-delà. Mais l’amour semble être l’énergie qui habite ce monde. Il existerait aussi plusieurs niveaux de conscience, en fonction de son évolution. Plus j’avance, et finalement, plus je me rends compte que je ne sais pas grand-chose…

     

    Vous êtes aussi magnétiseur. D’ailleurs, un lama tibétain vous avait dit que vous aviez un don précieux dans les mains... Comment travaillez-vous ?

    Jean-Marie Le Gall :  Je pratique le magnétisme par apposition des mains. Ce magnétisme est pratiqué en complément à la médecine traditionnelle. Je ne me substitue pas aux médecins et aux spécialistes, bien au contraire !

    Je travaille sur le corps énergétique du patient, ce qui occasionne un effet sur le corps physique. Je ne touche jamais les gens. J’interviens sur des problèmes en tous genres : des soucis de tous les jours (verrues, entorses), à l’accompagnement des graves maladies.

    La médiumnité s’adapte au soin thérapeutique. Cette autre facette du monde invisible me bouleverse.

    Je travaille à mon cabinet, dans les Landes. J’interviens aussi à distance. Dans ce cas précis, Je mets la photo du patient sur ma table. Il se déroule alors quelque chose d’incroyable : c’est comme si le corps subtil du patient se matérialisait devant moi.

    Le processus est ensuite le même qu’en cabinet. Je vois mon grand-père défunt, les médecins du ciel viennent, et tous ensemble, nous unissons nos facultés pour améliorer l’état du patient. C’est un soin entre terre et ciel. Les résultats sont là.

    Sous la rubrique Témoignages de mon site internet, l'une de mes patientes explique ce qu’elle voyait lors de la séance de soin médiumnique. Elle dit qu’elle a vu une forme lumineuse venait se pencher sur moi. Je me suis dit : « Une personne a pu voir ce quI se produisait, c’est merveilleux ! »

    Dans la série documentaire Enquêtes extraordinaires, trois de mes consultants ont accepté de témoigner sur ces soins médiumniques. Je les en remercie, car ce n’est pas évident de parler à visage découvert de ce sujet.

     

    Vous avez beaucoup collaboré avec les scientifiques dans les années 80. Pourquoi avez-vous accepté d’être sujet psi ?

    Jean-Marie Le Gall : J’ai toujours voulu objectiver ce qu’il se produisait dans ma vie.

    Suite aux émissions de télévision et de radio, j’ai fait des rencontres déterminantes.  En 1980, à l’abbaye de Mortemer, dans l’Eure, deux présentateurs - Alain Bougrain-Dubourg et Patrice Laffont - m’ont proposé de réaliser une expérience de psychokinèse, lors de l’émission Mi fugue-mi raison.

    Sur le plateau, il y avait d’autres intervenants. Il y avait le Professeur Yves Lignon, professeur de mathématiques à l’université de Toulouse. Cet homme passionnant et d’une grande rigueur intellectuelle, m’a proposé de participer à des expériences à la faculté. J’ai donné mon feu vert et nous avons coopéré durant une dizaine d’années.

    En 1984 et 1985, je me suis aussi retrouvé à l’hôpital Paul Brousse, à Paris, où j’ai été testé sur des expérimentations en magnétisme classique. Celle-ci donnait des choses à réfléchir.

    J’ai aussi travaillé avec le Professeur Jean Dierkens, en Belgique. Nous avons mené des expériences de magnétisme et de psychokinèse. Ces travaux m’ont rassuré. Je dois cependant avouer que j’ai laissé beaucoup d’énergie lors de ces expériences. Il m’arrivait de perdre 3 à 4 kilos lors d’une expérimentation. Mais j’aime cette coopération entre les parapsychologues et les scientifiques. Ce partage fera avancer les connaissances.

    En 2009, j’ai participé à une émission de télévision sur Direct 8. Stéphane Allix, fondateur de l’Inrees, était présent. J’apprécie beaucoup son travail. J’ai accepté d’être filmé pour la série documentaire Enquêtes Extraordinaires de Stéphane Allix. Là encore, j’avais pour objectif de partager mon expérience, en toute humilité.

    Les gens qui me connaissent savent que je suis quelqu’un de discret. Montrer mon quotidien est une manière de poser des questions sur le sens de l’existence. J’apporte ma petite pierre ! Depuis trois ou quatre ans, j’avoue que je ne participe plus vraiment à ces expérimentations.

    Je suis revenu à une phase de développement spirituel. Le monde invisible a tant à nous apprendre !


    source : besoindesavoir.com

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